dimanche 9 novembre 2014

Black c'est pire que Négre


Je suis raciste. Patriote, français et raciste, évidemment. Cela ne choque personne, tant il est communément admis d’associer ces termes. Par contre, ce qui est plus surprenant c’est de s’avouer raciste, et plus encore la forme du « racisme français » dont je suis atteint. Deux événements de la semaine précédente, m’on conduit à cette réflexion. La mini affaire Willy Sagnol et le temps du bilan de Barack Obama…Tout deux me révèlent le racisme dont je suis atteint : le racisme de gauche. Celui de la condescendance et de la négrophilie. Elevé dans l’idée que les Noirs sont des victimes de l’Histoire, moi petit blanc et bon raciste de gauche je suis dans l’incapacité de les critiquer, le glaive de la doxa pèse au dessus de ma conscience, et si je dis que les « joueurs africains » sont moins efficaces tactiquement que les « joueurs européens » je suis, évidemment, raciste. Idem, à propos d’Obama, en bon petit français, qui a été très jeune sensibilisé à la question de l’esclavage, je me dois de voir en Obama le symbole d’une revanche de l’Histoire, un symbole qu’on ne devrait écorner car Barack Obama est…Noir. 
Républicain, antiraciste convaincu je vois néanmoins le voile de la contradiction se lever. Suis-je vraiment antiraciste si je maintiens les Noirs dans un état de victimisation permanente au point de ne pouvoir les critiquer ? Ce mal raciste dont la France est atteint c’est bien celui de la condescendance, celui qui enlève au Noir sa virilité pour en faire une victime devant l’éternel, en fait un citoyen de seconde zone, tenu de jouer au cinéma le rôle du typ’bien, en politique la voix de l’antiracisme, celui à qui on pardonne ses accents de banlieue, l'ami que l’on présente fièrement comme on montre une voiture électrique, ou une recette bio.
Mais heureusement je ne suis pas raciste, mais Patriote. La seule communauté que je reconnaisse c’est la République, le seul communautarisme que je reconnaisse, c’est le Communautarisme Républicain, celui qui conduit la terre de France à adopter avec force et autorité les âmes qui naissent sur son sol, celui pour qui les Noirs n’existent pas, car les seuls éléments constitutifs de sa communauté sont les Français, égaux en droit et en devoir. Fiers et patriote je n’ai pas de complexe, et j’accueil mon frère d’adoption, en faisant en sorte qu’il rentre dans la famille, en le critiquant, en exigeant qu’il apprenne mon Histoire millénaire, ma langue, mes valeurs, mes traditions. Fiers et patriote j’exige qu’il souscrive au contrat républicain, pour enfin faire de lui en frère de sang prêt à partir avec moi à la guerre.
Alors mon frère rejoins moi dans cette guerre idéologique, guerre contre ceux qui veulent faire de la France une multiplicité de communautés, guerre contre ceux qui veulent qu’on vive côte à côte mais pas ensemble. Guerre contre les promoteurs d’une sous-culture Black. Car Black c’est pire que Nègre ! Rejoins moi mon frère et le symbole de notre union ne sera pas la main jaune de la condescendance mais un point fermé Bleu, Blanc, Rouge.

dimanche 2 novembre 2014

Fleur Pellerin 0/20


Dimanche 26 octobre 2014, la Ministre de la Culture n'avait pas réussi à citer un titre de roman de Patrick Modiano. Votre livre préféré de Modiano, lui avait demandé la journaliste de Canal+ : "Euh, euh", avait-elle d'abord répondu. "J'avoue sans aucun problème que je n'ai pas du tout le temps de lire depuis deux ans. Je lis beaucoup de notes, beaucoup de textes de loi, les nouvelles, les dépêches AFP, mais je lis très peu". 

Je commence cette tribune hebdomadaire par ce micro évènement médiatique. Une ministre de la Culture qui ne lit pas ou plus. Sujet assez fascinant qui pousse à s'interroger sur le "niveau" de la Ministre. Mais à peine ai-je le temps de poser les bases de mon raisonnement qu'une interrogation en appelle une autre, j'apprends le 29/10 que la ministre tente de se rattraper en se disant "scandaliser" par les attaques dont elle est, bien évidemment, victime. Si l'on en croit sa fiche wikipedia Fleur Pellerin, est pourtant une excellente élève et un modèle d'intégration à la française :

"Née Kim Jong-Suk le 29 août 1973 à Séoul, en Corée du Sud, elle est adoptée à l'âge de six mois par une famille française. Élève au lycée franco-allemand de Buc (académie de Versailles), elle est titulaire du baccalauréat scientifique et de l'Abitur obtenus à l'âge de seize ans. Elle intègre les classes préparatoires commerciales à l'Ipesup. Admise à l'ESSEC, elle en sort diplômée à vingt et un ans. Elle poursuit ses études à l'Institut d'études politiques de Paris, où elle choisit alors la section Service public. À vingt-quatre ans, elle réussit le concours externe d'entrée à l'ENA. Elle deviendra alors élève de la promotion Averroès (1998-2000)."

Qu'a-t-il bien pu se passer pour qu'une personnalité aussi brillante se trouve soudain prise en flagrant délit d'incompétence ? 
Une question qui pousse à s'interroger sur la compétence de la personne qui l'a nommé à un poste aussi exigeant sur le plan culturel, le plus exigeant de France. De fait, Fleur Pellerin ne peut pas être coupable d'être ce qu'elle est. Le coupable c'est ce qu'il a mis en place. On pourrait s'arrêter à Manuel Valls et sur son manque de sensibilité culturelle, digne avatar de Sarkozy qui a fait tant de mal à l'image de la France dans le monde. On attend le "Casse toi Pauv'Con" de Manolo qui ne saurait tarder à arriver. Mais Valls lui-même n'est qu'un rouage d'une mécanique d'appauvrissement culturel qui a commencé bien avant sa nomination comme chef du gouvernement. Ce qui a mis Fleur Pellerin en flagrant délit d'incompétence, c'est cette incapacité de la France à comprendre ce qui fait justement son excellence et sa grandeur. Car ce n'est ni l'ENA, ni l'ESSEC qui ont fait et feront la grandeur de la France mais c'est le fameux "Génie Français" cette capacité à manier le concept, à disserter, à raisonner et non pas à réciter. Si Fleur Pellerin, n'a pas pu citer un livre de Modiano, ce qu'elle n'a pas jugé utile de connaître ne serait-ce qu'un titre. C'est que tout au long de son brillant parcours, elle n'a pas été sensibilisée à l'importance de la littérature pour la France et l'importance de la France dans la littérature. 
Quand d'autres, plus sensibles, plus éduqués, se seraient rattrapés dans une déclaration d'amour pour la littérature française et ses œuvres, la petite Pellerin répond : "J'ai dit que je lisais moins, je n'ai pas dit que je ne lisais pas, j'ai beaucoup lu pendant mes vacances". Elle a décidément la vue courte. On en reste presque bouche bée devant un tel manque de tact, de mesure, de sensibilité culturelle et historique. On comprend qu'être Ministre de la Culture cela ne s'apprend pas à l'ENA, on comprend aussi qu'on ne demande plus à la ministre de la culture d'être le Ministre de la Culture, on comprend qu'elle n'est qu'un relai, qu'un administrateur, d'une politique plus large, plus vaste, décidée à Bruxelles, peu soucieuse des intérêts de la France et de sa Grandeur. Je n'ai rien contre Fleur Pellerin elle n'est que le produit d'une machine intellectuelle qui a décidé bien avant qu'elle n'entre au lycée d'enterrer la France des Lumières. Une machine qui a créé des gentils administrateurs, des "professionnels" de la politique qui occupent des postes de Ministre comme on occupe un poste de fonctionnaire de catégorie A. Fleur Pellerin, sensée incarner l'excellence à la française, n'est en fait que l'image de son déclin. Un déclin souhaité, pensé, imaginé. Un déclin si soudain, si vulgaire, si provocateur, qu'il sera balayé bientôt par la Résistance que j'incarne.